Coronavirus : Facebook nous alerte en cas d’exposition à des fake news

Réseaux sociaux

Une personne a-t-elle déjà essayé de vous convaincre sur Facebook que boire de l’eau de Javel permettait de guérir du COVID-19 ?

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Si vous avez reçu ce genre de désinformation dangereuse sur la plateforme sociale et que vous avez liké, réagi ou commenté, attendez-vous à voir apparaître des messages dans votre fil d’actualité vous alertant et vous faisant savoir que Facebook a depuis supprimé cet effluvium.

Guy Rosen, Vice-Président Integrity, a récemment précisé dans une publication que les messages seront montrés à ceux qui ont interagi avec de fausses informations que Facebook a ensuite supprimées. Les alertes connecteront les internautes aux mythes relatifs au COVID-19 qui ont été détricotés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Nous voulons mettre en relation les personnes qui ont pu interagir avec de fausses informations nuisibles au sujet du coronavirus afin de leur donner accès à la vérité provenant de sources faisant autorité au cas où elles reverraient ou entendraient de nouveau parler de telles allégations sur Facebook.

Attendez-vous donc à voir les messages apparaître dans les prochaines semaines. Facebook a donné un exemple du message en question pour la version mobile :

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Alerte fake news concernant le COVID-19. IMAGE: Facebook

Les alertes concernent spécifiquement la désinformation liée au coronavirus qui pourrait entraîner des dommages physiques immédiats. Concernant les autres fausses informations, le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré qu’après que les vérificateurs de faits de Facebook les auront effectivement considérées comme fausses, la plateforme réduira leur distribution, appliquera des labels d’alerte avec plus de contexte et traquera la duplication.

Des millions et des millions de fausses informations

Le mois dernier, Facebook a signalé environ 40 millions de publications liées au coronavirus sur la base d’environ 4 000 articles examinés par ses partenaires de vérification de faits. Selon la plateforme, cette approche apparemment fonctionne …

Lorsque les internautes ont aperçu ces labels d’alerte, 95% du temps, ils n’avaient pas consulté le contenu original.

… contrastant ainsi bien avec les labels d’alerte de type “contenu contesté” que Facebook a commencé à utiliser en 2017 et qu’il a mis en veilleuse après que ces derniers ont plutôt aggravé la situation.

En plus de signaler ce qui pourrait potentiellement être des fake news, Rosen a déclaré que Facebook avait également supprimé des centaines de milliers de fausses informations pouvant entraîner des dommages physiques.

Les exemples de désinformation que nous avons supprimés incluent des allégations nuisibles comme le fait de boire de l’eau de Javel qui guérirait du coronavirus et les théories selon lesquelles l’éloignement physique seraient inefficaces pour empêcher la propagation de la maladie.

Juste des faits s’il vous plait !

Facebook s’efforce également de faciliter la recherche d’informations précises sur la pandémie. Pour ce faire, il prévoit de lancer une nouvelle section au niveau de son centre d’information sur le coronavirus (COVID-19) intitulée ‘Get the Facts’. Disponible aux États-Unis, il contiendra des articles vérifiés par ses partenaires qui déconstruiront les fake news sur le coronavirus.

L’équipe Facebook de nettoyage de l’actualité sélectionne les articles et met à jour la section chaque semaine. Bientôt, ‘Get the Facts’ sera également ajoutée à ‘Facebook News’ aux États-Unis.

Protéger les utilisateurs contre le charlatanisme lié à la crise est une priorité absolue, a déclaré Zuckerberg :

À travers cette crise, l’une de mes principales priorités est de m’assurer que vous avez accès à des informations précises et faisant autorité sur toutes nos applications. J’espère que vous êtes tous en sécurité, en bonne santé et bien informés.

Un des nombreux combats à mener dans cette guerre contre l’infodémie

Facebook est loin d’être le seul à mener une guerre contre les dangers de la pandémie basés sur les données. Une fois que le COVID-19 a attiré l’attention du monde entier en mars dernier, nous avons vu déferler toute une série d’escroqueries, de mythes et de désinformation liés aux coronavirus provenant de labos cybercriminels, de personnes qui ont transmis des messages à l’aveuglette sans vérifier ni les informations, ni la source.

On a pu observer une déferlante de mythes sur la façon de guérir de cette maladie. Il y a eu des rumeurs reprochant aux musulmans de l’avoir diffusée. Il y a eu des vidéos YouTube dénonçant une connexion entre le coronavirus et la nouvelle technologie sans fil 5G ultra-rapide : des vidéos qui ont été visionnées des centaines de milliers de fois et qui ont conduit à des attaques contre des antennes-relais de téléphonie mobile.

Ce n’est pas seulement un problème pour Facebook, bien sûr : tous les réseaux sociaux luttent contre ce phénomène.

Un tweet demandant que des journalistes et des musulmans soient alignés et abattus est resté sur Twitter pendant presque une journée entière avant que la plateforme ne le supprime finalement et suspende définitivement le compte concerné.

De son côté, Facebook Messenger a déclaré le mois dernier qu’il envisageait d’interdire le transfert de messages en masse.

Il y a deux semaines, YouTube a déclaré qu’il limiterait la propagation de la fausse théorie sur la 5G en supprimant les contenus qui diffusent de telles théories du complot.

Des arnaques pandémiques

Outre la désinformation et les canulars, toute une série de menaces liées à cette pandémie relèvent clairement de la cybercriminalité. En effet, nous avons vu des emails d’extorsion qui menaçaient de contaminer votre famille avec le coronavirus, des attaques de phishing prétendant être un avis de sécurité concernant le virus, une campagne de malwares à base de sextorsion et de ransomware sur le thème de la pandémie, des malwares mobiles et des astuces pour voler des mots de passe en exploitant la peur et l’incertitude qui se sont emparées de bon nombre de citoyens.

Les SophosLabs et ses équipes spécialisées en science des données et en réponse aux menaces ont créé un “article évolutif” qui vous donne accès rapidement à des informations régulièrement mises à jour sur la propagation de la menace cybercorona, notamment :

  • Un canal de discussion en lien avec des professionnels du secteur sur les derniers renseignements sur les menaces.
  • Un référentiel Github d’Indicateurs de Compromission (IoC).
  • Des statistiques mises à jour sur le volume de cybercriminalité lié à cette pandémie.

Dernier podcast Sophos-Naked Security

Billet inspiré de Facebook to alert us if we’ve been exposed to fake coronavirus news, sur Sophos nakedsecurity.

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