In-N-Out Burger : des Youtubeurs poursuivis pour des canulars de mauvais goût !

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Cody Roeder filme des canulars pour sa chaîne YouTube, Troll Munchies. Mais In-N-Out Burger, la chaîne de restauration rapide californienne, n’a pas apprécié la dernière blague vidéo de YouTubeur, qui s’est fait passer pour le CEO de l’entreprise, et a déclaré à un client que son repas était « contaminé » et « immonde ».

in-n-out burger

In-N-Out Burger, la chaîne de restauration rapide californienne, n’a pas apprécié la blague vidéo de YouTubeur Cody Roeder, qui s’est fait passer pour le CEO de l’entreprise, et a déclaré à un client que son repas était « contaminé » et « immonde ».

Roeder filme des canulars pour sa chaîne YouTube, Troll Munchies. Vous pouvez voir ses  derniers canulars sur cette chaîne, comme par exemple le canular de « la mère protectrice qui l’appelle alors qu’il tente d’approcher des jeunes femmes », ou celui « du vapoteur aux saveurs anales » et bien d’autres encore, mais les vidéos concernant In-N-Out Burger, posté il y a deux semaines, sont devenues privées, selon le BBC.

C’est probablement parce que Roeder se retrouve à présent dans le pétrin d’un point de vue légal. En effet, In-N-Out a sollicité la semaine dernière une ordonnance restrictive contre le Youtubeur et son équipe de tournage. La chaîne de restauration lui a également intenté un procès, prétendant que les deux récents canulars de Roeder ont causé un préjudice « significatif et irréparable » à la chaîne. In-N-Out Burger exige des dommages-intérêts pour plus de 25 000$ (environ 20 000€).

CBS Los Angeles, qui a montré quelques images du canular de Roeder dans son propre journal télévisé, a déclaré qu’au début du mois dernier, Roeder vêtu d’un costume sombre, est entré dans un In-N-Out Burger à Van Nuys, en se faisant passer pour leur CEO.

« Salut, je suis votre nouveau CEO », a-t-il déclaré. « Je voulais juste vous faire une petite visite surprise ».

Certains employés l’ont cru, mais la manager n’était pas convaincue. Elle lui a demandé de quitter la zone située derrière le comptoir, car Roeder avait dit aux employés qu’il voulait un cheeseburger et des frites pour un test de goût. Il est parti après que les employés aient prévenu la police.

Cependant, Roeder n’en avait pas fini avec son canular. Le jour suivant, il s’est rendu à un In-N-Out à Burbank, encore une fois en prétendant être le nouveau CEO, et cette fois a exigé à parler au manager de la « contamination » de la nourriture, en disant :

Tout cela manque d’hygiène, en grande partie c’est de la viande pour chiens. Monsieur, monsieur, je déteste dire cela … mais votre nourriture est contaminée.  En résumé, c’est de la m***e !  

Il a ensuite déclaré à un client qu’il devait s’emparer de son repas. Ensuite, il a jeté le hamburger du client au sol, et a dit « C’est de la m***e », en le piétinant.

Les employés lui ont de nouveau demandé de partir.

In-N-Out Burger a déclaré dans un communiqué qu’il ne cautionnait pas les actes d’individus qui utilisent les restaurants, les employés et les clients de la chaîne pour développer leur propre célébrité sur les réseaux sociaux :

Ces visiteurs ont malheureusement utilisé la tromperie, la fraude et l’intrusion à leur propre avantage, et dans chaque cas, ils ont tenté d’humilier, d’offenser ou de mettre mal à l’aise nos clients ou associés. Nous croyons que nous devons agir maintenant et nous continuerons à prendre des mesures à l’avenir pour protéger nos clients et associés de ce type d’actes malveillants.  

Il ne s’agit pas de la première fois que des soi-disant farceurs ont eu de sérieux ennuis.

  • En 2016, quatre membres de la chaîne YouTube TrollStation, connue alors pour être la fosse septique des sites de canulars, ont été emprisonnés pour avoir organisé et filmé de faux vols et enlèvements. Leurs singeries publiques agressives et/ou violentes comprenaient des trolls qui provoquaient des bagarres, en se brisant sur la tête des bouteilles faites en sucre.
  • L’année dernière, un couple américain aurait perdu la garde de deux de leurs cinq enfants, après les avoir filmés en leur hurlant des grossièretés, en cassant leurs jouets pour leur faire une « farce », et en les blâmant pour des actes qu’ils n’avaient pas commis. Certaines vidéos, postées sur leur chaîne YouTube DaddyOFive, montraient les enfants en train de pleurer, de se faire bousculer, frapper et gifler.
  • En février, le Youtubeur australien, Luke Erwin, a été condamné à une amende de 1 200$ (environ 1000€) pour avoir sauté d’un pont de 15 mètres de haut à Brisbane, mettant en scène la fameuse cascade virale du « saumon stupide ».
  • Le Youtubeur américain, Pedro Ruiz III, a été tué l’an dernier par sa petite amie, qui était aussi la mère de ses enfants, après avoir insisté pour qu’elle lui tire une balle de calibre .50 dessus, et ce à travers une encyclopédie qu’il tenait devant sa poitrine. Elle purge actuellement une peine de 180 jours de prison.

YouTube peut-il arrêter cette folie ?

YouTube prend d’ores et déjà des mesures pour réglementer ces vidéos controversées. Le mois dernier, le site a révélé qu’il projetait d’afficher des extraits de Wikipédia et d’autres sites web sur des pages contenant, par exemple, des vidéos de canulars et de théories du complot.

Mais qu’en est-il des vidéos de canulars ? En réalité, elles valent de l’or au niveau des clics, empêchant ainsi une réglementation de ces dernières.

Comme Amelia Tait l’a expliqué pour New Statesman, et comme la chaîne Youtube Nerd City l’a douloureusement clarifié, la culture du canular, très populaire et dangereusement malsaine contourne les critiques avec des slogans tels que « c’était une expérience sociale », « bloquons les détracteurs », et « c’était juste une blague, mec !« .

La quête de célébrité et la recherche de profit en provenance des publicités au niveau de ces vidéos de canulars génèrent une course folle vers le bas, mettant en scène des défis de plus en plus dangereux, violents et illégaux.  Il ne s’agit pas juste de canulars !

Ce sont des vidéos dans lesquelles les gens peuvent se blesser, voire même pire. Les enfants sont frappés, des tampons hygiéniques sont enrobés de piment et les responsables utilisent le hashtag « funny ».

In-N-Out Burger, nous sommes de tout cœur avec vous. Tout cela ne nous fait pas rire non plus !


Billet inspiré de YouTube prankster sued by In-N-Out Burger, sur Sophos nakedsecurity.

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